Perspectives pour 2026 : entre prudence et opportunités
Selon Unigrains, le début d’année s’annonce plus léthargique sur le front des fusions et acquisitions, pas vraiment soutenu par une conjoncture politico-économique plutôt mauvaise pour les affaires. Les acquéreurs font preuve d’une sélectivité accrue et les négociations sur les prix deviennent plus complexes en raison des incertitudes économiques. Malgré tout, ce début d’année a vu la conclusion d’une très grosse acquisition pour le français Bridor (voir en page 32). Avec la reprise de l’espagnol Panamera Bakery, la filiale du Groupe Le Duff devient, ni plus ni moins, le leader mondial de la BVP surgelée industrielle. Malgré cette opération majeure, les acquéreurs font preuve de davantage de sélectivité. Les négociations autour du prix se tendent avec des écarts croissants d’appréciation entre acheteurs et vendeurs. Les opérations sont plus complexes et longues à structurer. Dans ce contexte général d’incertitudes économiques, géopolitiques, commerciales et de bifurcation des comportements consommateurs, les acteurs privilégient l’interne. La gestion de la marge, des assortiments et de la supply chain prend le dessus sur les opérations de croissance externe. Toutefois, de grosses opérations sont attendues, notamment suite aux revues stratégiques des grands groupes agroalimentaires ou à la rotation des portefeuilles des fonds d’investissement. Parmi les dossiers à suivre : l’expansion d’Europastry aux États-Unis et les rumeurs de cession de Cérélia par Ardian. Les secteurs du snacking et de la santé-bien-être devraient rester les cibles privilégiées.
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